Communiqué de presse

Tollé pour un projet de loi autorisant la construction sans limites sur le littoral grec

2012-08-27 13.46.57

Athènes. Des organisations environnementales, des activistes des médias sociaux, aussi bien que des partis politiques et diverses figures publiques dénoncent un projet de loi qui, s’il était voté, terminerait l’accès libre et gratuit du public sur le littoral grec, abolirait les dispositions législatives dissuadant la construction sur le littoral, amnistierait ceux qui y ont illégalement bâti et aurait, en général, des effets environnementaux adverses d’un caractère grave et permanent. Préparé par le Ministre des finances Yannis Stournaras comme un moyen de « libérer le potentiel pour le développement économique qu’offrent les zones côtières », le projet de loi, s’il était voté, démantèlerait le régime juridique actuel qui a contribué à ce que (a) la Grèce échappe largement aux bâtiments de béton de grande hauteur qui ont ruiné le littoral d’autres pays, (b) le public ait accès libre à toutes les zones côtières. Le projet de loi a attiré l’attention du public et une forte critique puisqu’il :

 

  1. Donne aux promoteurs le droit d’acquérir, de bâtir et même de modifier le littoral, altérant par là un paysage qui est resté inchangé pendant des siècles,
  2. Restreint le droit bien établi du public d’avoir accès libre et gratuit au littoral,
  3. Exonère des sanctions les structures bâties existantes qui ont été construites en violation de la législation,
  4. Permet aux établissements saisonniers de la plage (p.ex. des établissements exploitant des paillotes, des parasols et des lits d’été) d’occuper toute la longueur des plages,
  5. Aura très probablement un impact permanent, grave et adverse sur l’environnement, y compris sur les écosystèmes côtiers et marins.

 

Conduite largement par l’activité des médias sociaux, la délibération publique sur le projet de loi, qui n’a été ouverte que le 17 avril 2014 et dont la fermeture était initialement programmée pour le 2 mai 2014, a été étendue jusqu’ au 13 mai 2014. Le Ministère des finances a avoué que « la participation citoyenne au processus de délibération publique a soulevé des questions qui doivent être examinées plus attentivement ».

Twitter:  https://twitter.com/SaveGRSeashore

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